8 mai 2018

Massacres de Sétif et Guelma.
Le 8 mai 1945 est aussi la date du début des massacres de Sétif, Guelma et Kherrata, qui sont des répressions sanglantes des émeutes nationalistes pacifiques survenues en 1945 dans le département de Constantine en Algérie durant la période coloniale française. Il s’agissait de manifestations qui visaient à réclamer l’indépendance du pays comme préalablement prévu par les français ainsi que la libération du chef du Parti populaire algérien (PPA) Messali Hadj.

Pour fêter la fin des hostilités et la victoire des Alliés sur les forces de l’Axe, des défilés sont organisés le 8 mai, y compris en Algérie, alors département français. Les partis nationalistes algériens, profitant de l’audience particulière donnée à cette journée, décident de rappeler leurs revendications patriotiques par des manifestations.

Mais, à Sétif, un policier tire sur un jeune nationaliste et le tue, ce qui déclenche des émeutes dans trois villes : Sétif, Guelma et Kherrata.

Le nombre des victimes algériennes reste sujet à débat. Les autorités françaises de l’époque fixèrent le nombre de tués à 1 165 ; un rapport des services secrets américains à Alger en 1945 notait 17 000 morts et 20 000 blessés ; le gouvernement algérien avance le nombre de 45 000 morts ; alors que selon les historiens français le nombre varie de 6 000 ou 8 000 (Charles-Robert Ageron11, Charles-André Julien) à « des milliers de morts »12.

Commémorée chaque année en Algérie, la date « a servi de référence et de répétition générale à l’insurrection victorieuse de 1954 ».